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31 May

Centenaire de la bataille de Verdun : une cérémonie émouvante..

Publié par COMMUNE D'IRVILLAC  - Catégories :  #INFORMATIONS MUNICIPALES

Centenaire de la bataille de Verdun : une cérémonie émouvante..

De nombreux irvillacois s'étaient déplacés en ce dimanche matin, 29 mai 2016, pour se commémorer le centième anniversaire du sacrifice de nos grands-pères ou arrières-grands-pères, dans la bataille de Verdun, la plupart des familles françaises ont été endeuillées, puisqu'elle a fait plus de 700 000 victimes.. voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Verdun_%281916%29

Les enfants de la classe de CM2 de l'école Léontine Drapier-Cadec ont préparés des textes pour les lire à cette occasion, il s'agit d'extraits de Paroles de Verdun, Lettres de poilus réunies par Jean Pierre Guéno, Perrin, 2006

Dimanche 14 février 1915

Cher ami

Quand nous sommes arrivés par ici au mois de novembre, cette plaine était alors magnifique avec ses champs à perte de vue, pleins de betteraves, parsemés de riches fermes et jalonnés de meules de blé.

Maintenant c'est le pays de la mort, tous ces champs sont bouleversés, piétinés, les fermes sont brûlées ou en ruine et une autre végétation est née : ce sont les petits monticules surmontés d'une croix ou simplement d'une bouteille renversée dans laquelle on a placé les papiers de celui qui dort là.

Que de fois la mort me frôle de son aile quand je galope le long des fossés ou des chemins creux pour éviter leurs « shrapnels » ou le tac-tac de leurs mitrailleuses.

La nuit, j’ai couché longtemps dans un tombeau neuf, puis on a changé de cantonnement et je suis maintenant dans un trou que j’ai creusé après un talus. J'emporte ma couverture pendue à ma selle et ma marmite de l'autre côté et en route.

J'étais l'autre jour dans les tranchées (des Joveux). Je n'ai jamais rien vu de si horrible. Ils avaient étayé leurs tranchées avec des morts recouverts de terre, mais, avec la pluie, la terre s'éboule et tu vois sortir une main ou un pied, noirs et gonflés. Il y avait même deux bottes qui sortaient dans la tranchée, la pointe en l’air juste à hauteur, comme des porte-manteaux.

Et les « Joyeux » suspendaient leurs musettes, et on rigole de se servir d’un cadavre boche comme porte-manteau. .(Authentique.) Je ne te raconte que des choses que je vois, autrement je ne le croirais pas moi-même. Je compte que tu m'enverras des nouvelles de là-bas et je te quitte en t'envoyant une formidable poignée de main.

TAUPIAC - Brigadier 58e régiment 48e batterie 68e secteur

Ce texte a été choisi car il a permis aux élèves de comprendre ce qu'ont détruit les combats et, leur a montré la dure vie des soldats dans les tranchées.

LOUIS BÉNARD

En 1914, Louis Bénard a 29 ans et est architecte. Il écrit tous les jours pendant 4 ans à sa mère, soit 1 415 lettres en tout. Chaque lettre commence soit par « Je vais bien », soit par « Je suis en état », sorte de confession. Il est l’un des deux seuls rescapés d’une compagnie de 260 hommes en 1918.

Fleury, 27 juin 1916 :

« Nous montons pour la première fois en première ligne. Nous allons à la file indienne, tête baissée. Soudain, devant nous éclate un furieux tir de barrage ; à gauche, à droite et derrière nous, les obus de l’artillerie ennemie tombent avec fracas. Nous sommes enveloppés d’un immense cercle de feu et rien pour nous en préserver car nous nous trouvons sur le plateau de Fleury.

Dans la nuit, enserrés dans ce cercle de flammes, parmi les vrombissements des éclairs meurtriers qui déchirent l’air de leurs griffes acérées, la peur nous broie les entrailles, le souffle nous manque, le cœur nous bat à grands coups précipités. »

Ce texte a été choisi par les élèves car il rend compte de l'intensité des combats pendant la bataille de Verdun.

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